Ernest Bazin

Publié le 30 novembre 2018 - Mis à jour le 07 septembre 2019
Né à Saint-Brice-sous-Forêt en 1808, Ernest Bazin était un médecin dermatologue réputé, qui fit avancer la connaissance des maladies telles que la gale ou la teigne. Il a été fait Officier de la Légion d’honneur.

Premier au concours de l’Externat des Hôpitaux de Paris, Ernest Bazin fut nommé à l’Internat des Hôpitaux de Paris en 1828, et reçu Docteur en médecine de la Faculté de Paris le 21 août 1834. Après un premier échec en 1835, il se représentera à l’agrégation deux ans plus tard.
Il fut nommé médecin des hôpitaux de Paris en 1836, de l’hôpital de Lourcine de 1841 à 1844, de l’hôpital Saint-Antoine pendant trois ans et chef de service de l’hôpital Saint-Louis en 1847, dont une salle porte toujours son nom.
Bazin fit des recherches sur le sarcope de la gale et mit au point un traitement économique de la maladie en un jour, à condition d’appliquer la pommade sur l’ensemble du corps.
En 1853, il publia ses Recherches sur la nature et le traitement des teignes.
À partir de 1855, il commença à publier ses conceptions doctrinales nosologiques et a montré que les affections présentées par un même sujet aux différentes phases de son existence ne sont pas toujours des accidents indépendants les uns des autres, mais les anneaux d’une même chaîne pathologique dont la réunion constitue abstractivement les maladies constitutionnelles.
Principaux ouvrages :
- Leçons théoriques et cliniques sur la scrofule (1858)
- Leçons théoriques et cliniques sur les affections cutanées parasitaires (1858)
- Leçons théoriques et cliniques sur les syphilides (1859)
- Leçons théoriques et cliniques sur les affections génériques de la peau (1862)
- Dermatoses in : Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 1ère série, tome XXVII, Asselin et Masson 1882.
Ernest Bazin était le fils du chirurgien Docteur en médecine Pierre-Elisabeth Bazin et le frère d’Antoine Bazin, grand spécialiste en langues orientales, et de Pierre-Alphonse Bazin, Docteur en médecine, successeur de son père à Saint-Brice.
Il est mort en 1878.
Sa famille repose au cimetière de Saint-Brice.
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